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3 mars 2009

Un autre regard sur Phnom Penh, Cambodge

Classé dans : Cambodge, Phnom Penh — admin @ 13:08

Julie rencontrée l’année dernière à Phu An, le village du bambou au Vietnam, et cette année “volontaire” sur des projets de développement agricole au Cambodge, m’a fait découvrir les environs de Phnom Penh. Sur sa moto, direction la campagne, au nord.

Le long du fleuve Tonlé, le quai Sisowath. Quelques kilomètres plus loin, après avoir franchi le pont japonais, emprunté routes et chemins de terre et de pierre, embarquement pour Koh Dach, l’île de la soie …

…  à bord du vieux bac de Kadey Cha, dix minutes de traversée.

Des plages et des paillotes sur les rives du Mekong

Des routes en terre sillonnent l’île …

une passerelle en direction d’un temple …

au détour de petits sentiers, des rizières, des arbres fruitiers, bananiers, manguiers, cocotiers …

… les principales ressources de l’île avec la soie artisanale.

Un air de Nandin, le boeuf blanc sacré allongé à l’entrée du Temple de Ta Keo [Angkor]

Une partie de volley football

En face le dispensaire-maternité, en retrait un temple et quelques maisons de l’époque coloniale.

Retour à Phnom Penh

Triste vestige de l’histoire Kmer, le musée Tuol Sleng. Connu sous le nom de Prison de Sécurité 21 (S21), ce centre de détention a été investi par Pol Pot et ses Forces de Sécurité qui, au nom d’une idéologie mêlant maoïsme et nationalisme, ont emprisonné, torturé plus de dix sept mille prisonniers - hommes, femmes, enfants, vieillards - avant de les conduire dans le camp d’extermination de Cheoung Ek à une quinzaine de kilomètres de Phnom Penh pour y être exécutés.
Rithy Panh, cinéaste cambodgien, apporte son témoignage sur cette époque.

Les petits commerces, marchés et cantines de rue fleurissent tout au long des trottoirs et donnent une impression de dynamisme, de convivialité, malgré la grande précarité dans laquelle se trouve une partie de la population.


De couleur ocre rouge, le musée des beaux arts construit en 1917 par les français dans la tradition architecturale khmer, abrite une superbe collection d’objets anciens - datant du VIème au XIVème siècle - dont certains en provenance de la province d’Angkor.
Aux poteries, bijoux et peintures succèdent des bas-reliefs et de très nombreuses statues de pierre, de bronze et de bois, représentant des danseuses célestes - les Apsaras, des dieux géants - les devas, des dieux hindous à tête d’éléphant - les Ganesha, et aussi Vishnu, Shiva, Bouddha …

Un peu plus loin, les maisons des anciens quartiers coloniaux, un hôtel, un jardin, des batiments administratifs, des temples et palais …

… l’assemblée nationale

Défilé militaire et fanfare sur la place du Palais Royal

12 juillet 2008

Royaume du Cambodge, court arrêt à Phnom Penh

Classé dans : Cambodge, Phnom Penh — admin @ 16:37

Dans les années 70, sous le régime de Pol Pot et des khmers rouges - rebelles communistes d’inspiration maoïste - le peuple cambodgien a vécu une période de violence extrême. Une politique totalitaire : faire régner la terreur, éliminer les Khmers instruits, tout ceux qui ne correspondaient pas ou ne se conformaient pas à “l’idéal imposé”, attaquant ainsi les modes de pensée, les croyances, la culture, les traditions, l’identité cambodgienne. A lire un témoignage de Rithy Panh - cinéaste cambodgien - sur ce sujet http://www.unesco.org/courier/1999_12/fr/dossier/txt07.htm.

L’enchaînement des conflits au cours des siècles - 1998 a vu la chute du dernier bastion Khmer rouge - a laissé de profondes traces. Traces sur un peuple qui vit dans de grandes difficultés économiques, sociales, sanitaires dans un pays où le système éducatif a été anéanti. Traces dans le paysage, sur certains édifices détruits et abandonnés à une nature envahissante …
Tout est en reconstruction.

Le car au bord duquel j’ai effectué le voyage Saïgon - Angkor s’est arrêté très peu de temps à Phnom Penh, la capitale du Cambodge … j’en ai profité pour visiter le Palais Royal, datant de la fin du XIX siècle, et ses jardins.

Derrière le mur d’enceinte couleur “jaune royal”, le palais Royal construit en 1866 sous le roi Norodom Ier [règne 1892 - 1902], la pagode d’Argent sanctuaire des cendres royales, la pagode des musiques et danses traditionnelles, quelques monuments commémoratifs, Stupa Royal, des dorures, sculptures, une reproduction en miniature des temples d’Angkor, et une griffe française de l’époque Eiffel : un petit pavillon en fer offert par l’impératrice Eugénie au moment de l’inauguration du canal de Suez.

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Le serpent Naga polycéphale - 5 ou 7 têtes - est très présent dans l’art Khmer. Cent nagas protecteurs pour le monument de l’Indépendance construit en 1959 et situé dans un square de la ville.

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Joseph Brunet Phnom PenhCambodge