| Témoignage
de Line AGREIL Pierre, je vais te
parler de toi, petit garçon, quand
tes parents te confiaient à Gus et
moi pour passer des vacances dans notre
maison à La Balme, avec nos enfants,
Julien et Vincent.
Ta joie d’être avec les copains,
ton rire qui t’illuminait le visage,
ton plaisir à courir dans la descente
le chemin du bois, à te balancer
à la branche du grand arbre où
l’on allait souvent prendre le goûter.
Je me souviens de la ballade en montagne,
au lac de Peyre, au lever du jour, pour
voir les bouquetins. Du col de la Colombière,
tu avais démarré la montée
avec résolution et tu avais tenu,
avec fierté, un rythme régulier.
Tu avais été émerveillé
d’apercevoir sur la crête les
silhouettes d’un troupeau de bouquetins.
Avec beaucoup de concentration et un peu
d’appréhension, tu t’étais
approché le plus près possible.
En ce temps là, il n’était
pas toujours facile pour toi d’être
séparé de tes parents; et
le soir tu avais quelquefois du chagrin.
Et c’est ta capacité à
exprimer tes sentiments que j’admirais
déjà en toi, petit garçon.
Ce que tu aimais aussi, c’était
les livres. Tu posais de multiples questions
et tu nous livrais tes émotions,
tes sentiments.
Quelquefois c’était ma mère
qui te faisait la lecture et tu aimais être
dehors, assis sur le banc, à écouter
l’ histoire.
Et quand tu invitais Vincent et Julien dans
ta maison à Villar d’Arène,
tu étais fier de leur faire découvrir
les recoins du village et de leur parler
des histoires de là-haut.
Plus tard, chaque fois que Gus, Julien,
Vincent, moi te rencontrions, tu étais
présent, ouvert. Tu nous laissais
une place, un temps, et aujourd’hui,
je veux, au nom de toute notre famille,
exprimer l’affection que nous avons
pour toi.
Line Agreil
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